Le célèbre site pour adulte est accusé d’héberger des vidéos de viol.
Cette pétition a été menée en février dernier par Laila Mickelwait d’Exodus Cry, qui est une organisation de lutte contre le trafic sexuel, sous le hastag #TraffickingHub sur Change.org, réclamant ainsi la fermeture définitive du site Pornhub. Cette demande se fonde sur de nombreux cas relatés dans les médias, en s’appuyant sur un mouvement qui a généré plus d’un million de signatures dans plus de 192 pays et avec le soutien de plus de 300 organisations.
Pornhub, la face sombre
Cette pétition se base sur une affaire de viol de Rose Kalemba, qui, à 14 ans a été menacée d’un couteau et violée durant 12 heures. Mais le plus grave c’est que ces vidéos de tortures ont ensuite été téléchargées sur Pornhub par ses agresseurs. Ces vidéos n’ont été retirées qu’après des menaces de poursuites judiciaires déposées par l’avocate de Rose.
Comment est-ce possible? Le site Pornhub est l’un des sites web les plus visités au monde. Il permet notamment aux gens de télécharger et de publier des vidéos « érotiques » sur la plateforme, pour être visionnées par des millions de personnes.
Mais malheureusement, la plateforme héberge aussi beaucoup de vidéos criminelles. Avec notamment des vidéos de viols et de pédophilie qui ne sont même pas vérifiées ou contrôlées au préalable.
Concernant la pétition, celle-ci se base sur un rapport de la fondation Internet Watch qui a décelé plus de 118 cas confirmés de viols sur mineurs, abus sexuels et trafic d’êtres humains et que malgré leurs signalements, ces vidéos ne sont que très rarement supprimées.
Pour Laila Mickelwait, Pornhub est responsable de ces dérives puisqu’il n’y a aucun système de vérification d’âge ou de consentement pour les personnes visibles sur les vidéos hébergées.
Elle souhaite attirer l’attention des dirigeants du site sur leur contribution au trafic sexuel en déclarant que « Pornhub ne prend pas la peine de véritablement vérifier l’âge ni le consentement des millions de personnes qui figurent dans les vidéos qu’elle héberge et dont elle tire des profits, et pourtant l’entreprise tire des revenus de ces vidéos sans poser de questions. Le site est conçu pour faciliter l’exploitation et, est infesté de vidéos réelles de viols, de trafic, d’abus et d’exploitation de femmes et d’enfants. Nous avons des preuves, et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Il faut fermer cette plateforme« .
Pornhub se justifie
Du côté Pornhub, ce denier a assuré dans un communiqué qu’il déploie tous les efforts nécessaires afin d’éradiquer et de combattre tout contenu illégal sur internet, y compris le contenu non consensuel et le matériel d’abus sexuel sur les enfants. Mais au regard de la quantité de contenus publiés chaque jour, il est impossible de tout contrôler…